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Nos prochains rendez-vous

mardi 29 mai 2012

« Autour de l’Âge séculier de Charles Taylor »
Colloque organisé par Sylvie Taussig et l’Association IRENE (Identités et Religions : Études des Nouveaux Enjeux) en partenariat avec le laboratoire ICEE (Université Paris III) et le Centre Jean Pépin (UPR 76-CNRS).

Charles Taylor, philosophe québecois, est connu pour ses travaux sur l’identité moderne et le multiculturalisme. Avec l’un de ses derniers ouvrages « A secular Age » (« L’Âge séculier ») paru en 2007, il interroge la réalité et la signification données au phénomène de sécularisation dans le monde occidental. En sa présence, des chercheurs et intellectuels français vont discuter ses analyses au cours d’une journée d’étude.

Marcel Gauchet interviendra à 15h sur le sujet « Sécularisation ou sortie de la religion » puis participera à partir de 17h15 à la table ronde animée par Franck Lessay (Université Paris III) avec Charles Taylor, Philippe Portier, Heinz Wismann et Alain Laquièze.

Grand amphithéâtre de l’Institut du monde anglophone
5, rue de l’école de médecine
75006 Paris

L’entrée est libre.

Lien vers la page de l’Association IRENE (Identités et Religions : Études des Nouveaux Enjeux)
Lien vers la page du colloque

mercredi 30 mai 2012, de 15h à 17h

« La radicalisation de la modernité : l’histoire et le droit »
Séminaire hebdomadaire à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

Amphithéâtre François-Furet
Centre Raymond Aron, 105 bd Raspail
75006 Paris
M12 et bus 68, arrêt Notre-Dame-des-Champs

Pour les échéances passées ou ultérieures, voir également notre rubrique Agenda ici.

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Agenda

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Bilan et perspectives de la laïcité aujourd’hui

Marcel Gauchet est intervenu avec Claude Klein, juriste et professeur de droit, et Paul Thibaud, philosophe et président de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, dans le cadre d’une conférence-débat animée par Simon Midal, président d’honneur du Bné Brit France, et intitulée « Laïcité juive et laïcité chrétienne », qui a eu lieu en novembre 2007 à l’Institut Catholique de Paris.

Akadem, le campus numérique juif, vient de mettre en ligne en accès libre l’enregistrement vidéo de cette conférence-débat.

Lien vers l’enregistrement vidéo

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Vidéos et Sons

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« Les sociétés européennes traversent une crise d’identité historique »

Entretien paru dans le journal mensuel gratuit LE CESAR.
Propos recueillis par Frank Tenaille.

Au moment où se déroulait une élection présidentielle, il nous semblait judicieux de prendre du recul avec Marcel Gauchet, l’un des intellectuels les plus atypiques produit par la France depuis Mai 68. Lequel nous gratifiera de sa présence à Marseille, dans le cadre du cycle de conférences d’Echange et diffusion des savoirs, préparé par Spyros Théodorou.

Vous venez à Marseille parler de « la crise de la représentation », celle de nos systèmes de représentations actuels. Mais encore ?

En la matière, la première exigence est de savoir ce que veut dire représentation. Longtemps une problématique simple a prévalu, celle de l’opposition entre démocratie représentative et démocratie directe. L’idée étant que la démocratie représentative est une contradiction dans les termes. Une contradiction qui renvoie à Rousseau lorsqu’il disait : « Le peuple anglais croit être libre, il ne l’est que le temps d’une élection ». Il y avait donc cet antagonisme, dont l’idée d’autogestion aura été le dernier épisode, celui de substituer la décision directe des intéressés par celui de la représentation par des élections ou des délégués. Puis le problème s’est compliqué parce que le principe représentatif est profondément entré dans les mœurs. Une situation qui n’a fait que redoubler la question : qu’est-ce qui doit être représenté ? Et aujourd’hui le problème n’est plus de réclamer la démocratie directe face à la démocratie représentative, mais d’améliorer la représentation. Soit du dedans, par la nature même de ce qu’on va représenter, soit du dehors, en complétant la démocratie représentative par une autre forme de démocratique que les gens appellent délibérative, participative, etc. Cette complication a créé une incertitude sur ce que veut dire représenter. Ainsi, lorsque nous votons pour un Président de la République, qu’est-ce qu’il représente ? C’est d’autant plus compliqué qu’il s’agit d’une personne. A la différence d’une assemblée qui comporte une variété de personnalités, de sexes, d’origines sociales, d’orientations personnelles ou religieuses, qui fait que la diversité d’un pays est plus ou moins bien représentée. Dès lors, est ce que c’est ça qui doit être représenté ? Est-ce que c’est la ressemblance de la société avec les gens appelés à légiférer, dans le cas des députés, qui est en jeu ?Cela ne me paraît pas certain.

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Entretien

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« Suspends ton vol » (2) : le regard du philosophe sur la campagne présidentielle

Le 31 mars 2012, Marcel Gauchet commentait la campagne présidentielle présente  au micro  de Guyonne de Montjou, dans l’émission « Suspends ton vol »  sur France Inter.

Entre reconnaissance des spécificités françaises et analyse plus globale des sociétés contemporaines, il y souligne les particularités de la campagne 2012, centrée sur « une confrontation de promesses sur la manière dont sera exercé le pouvoir », et non sur le contenu des actions à entreprendre. Sommes-nous donc en quête de la personnalité salvatrice, de l’homme providentiel ? Marcel Gauchet ne le croit pas, et pointe la sortie de la politique contemporaine de « l’âge des héros ». La crise, selon lui, est celle de l’orientation de nos sociétés depuis plusieurs décennies. L’homme providentiel s’en trouve discrédité, et ce dont le pays a besoin, c’est un nouveau mode de fonctionnement, à même d’en finir avec l’errance et de s’adapter au « monde nouveau ». La campagne présidentielle, en ce sens, est un rite qui « revitalise l’Histoire » par la « réappropriation du pouvoir par les citoyens » et confronte la société à ses aspirations profondes.

Vous pouvez (ré)écouter cette intervention de 9 minutes environ  en suivant ce lien direct ou en consultant le site de l’émission Suspends ton vol.

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Entretien, Intervention de circonstance, Vidéos et Sons

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Bilan des « Trente piteuses » sur France Inter

Où le micro-trottoir rencontre la philosophie politique ! Pour la dernière séance de l’enquête menée par France Inter (Service public) dans le village de Douelle (Lot) sur les métamorphoses de la société française durant les trente dernières années, Marcel Gauchet est invité à commenter le reportage et à mettre en perspective les témoignages recueillis avec sa pensée de la sortie de la religion et du néolibéralisme.

Au micro de Guillaume Erner, c’est l’occasion de revenir sur les récents changements en matière de religion – laïcité, fin de la « civilisation paroissiale », résurgences des pratiques occultes… -, de politique – déclin de l’espérance révolutionnaire, place de la France dans la mondialisation… – ou de société, avec l’identification d’un « malaise français très spécifique ».

Vous pouvez (ré)écouter cette émission d’une cinquantaine de minutes en suivant le lien : http://prod.franceinter.fr/player/reecouter?play=32473

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Entretien, Vidéos et Sons

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Le Débat, n°169, mars-avril 2012

PUBLICATION
Revue Le Débat, n°169, mars-avril 2012, Editions Gallimard.
185 x 260 mm ; 192 pages

Où en sont les révolutions arabes (suite) ?
Hakim El Karoui : Où va le monde arabe ?
Henry Laurens : Une révolution sans utopie. Entretien.
Nora Benkorich : Les minorités dans le « printemps syrien ». Tous avec Bachar ?
Gilles Kepel : Journal d’Égypte.

Avant l’élection présidentielle américaine
Roger Persichino : Crise institutionnelle ou crise identitaire ?
Sylvie Laurent : Obama et les minorités raciales : le grand désenchantement.

Jean-Marc Jancovici : Que signifie « sortir du nucléaire » ? Éléments de réflexion.

Autour de Quatre-vingt-treize de Gilles Kepel
Hugues Lagrange : Le Neuf-trois entre communauté et société.
Dominique Schnapper : Les limites de la connaissance.
Malika Sorel-Sutter : Regarder la réalité en face.
Gilles Kepel : Une potentialité révolutionnaire.

Autour de La Société des égaux de Pierre Rosanvallon
Robert Castel : Repenser l’égalité.
Christian Paul : L’égalité, enjeu premier de 2012.
Philippe Raynaud : De la contre-démocratie à la contre-révolution.
Maryvonne de Saint Pulgent : Déclin de l’idée d’égalité ?
Paul Thibaud : L’optimisme démocratique de Pierre Rosanvallon.
Pierre Rosanvallon : D’une théorie de la justice à une philosophie de l’égalité.

La science économique sur la sellette
Robert Boyer : La discipline économique des années 1930 à nos jours. D’un espoir prométhéen à une dramatique révision.
Christian de Boissieu : Un aggiornamento nécessaire.
Jacques Mistral : La discipline économique envoûtée par la théorie de la finance. Leur essor, leur chute et les défis devant nous.
Christian Sautter : Éloge des économistes marginaux.
Robert Boyer : Le devenir incertain des théories économique et financière.

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« Suspends ton vol » (1) : la nostalgie des rois

Marcel Gauchet était l’invité de Guyonne de Montjou samedi 24 mars 2012 sur France Inter dans son émission « Suspends ton vol ».

Le peuple régicide que nous sommes s’est-il remis de ses mille ans de passé monarchique ? Quelles traces l’ancien régime laisse-t-il sur notre démocratie ? Avons-nous la nostalgie d’un pouvoir fort ? Réponse avec Marcel Gauchet…

L’enregistrement de l’émission est disponible sur le site de France Inter.

Lien vers l’enregistrement de l’émission

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Vidéos et Sons

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« M. Sarkozy est le premier président postmoderne de la Ve République »

Entretien publié dans le Monde du 12 mars 2012.
Propos recueillis par Nicolas Truong.

Selon l’historien et philosophe Marcel Gauchet, M. Sarkozy a assumé ouvertement « une ligne directrice suivie en catimini par ses prédécesseurs Mitterrand et Chirac : la banalisation française dans l’espace occidental et mondial ».

Qu’est-ce que le sarkozysme ?

Il me semble se ramener à trois composantes principales : une composante personnelle, une méthode de gouvernement et sinon un programme, du moins une ligne de conduite. Chaque président a bien évidemment sa singularité, mais la personnalité de Nicolas Sarkozy a quelque chose d’exemplaire du point de vue de notre temps, elle a été perçue comme telle par l’opinion et elle se révèle déterminante à l’heure du bilan. En Nicolas Sarkozy, nous avons eu le premier président postmoderne.

Il incarne un individu avant tout privé qui n’a qu’un sens très relatif de ce qu’est la chose publique et de ce qu’est l’Etat. Dans un premier temps, sa parole libre, sa simplicité d’accès et son indifférence au formalisme ont séduit. Les choses se sont gâtées lorsqu’il est apparu que ce caractère direct et ouvert s’accompagnait d’une franche indifférence envers l’esprit de l’institution. Ce n’est pas le lustre de la monarchie républicaine qui est en cause, comme on l’a beaucoup dit. Les Français étaient mûrs pour un dépoussiérage de cette étiquette surannée. Le problème est plus profond. Il est que Sarkozy n’a tout simplement pas le sens de l’Etat.

Son comportement est typique de l’autoritarisme « sympa » que l’on retrouve un peu partout dans la société d’aujourd’hui. Il ne connaît que son inspiration personnelle. Il décide seul, en imposant ses foucades à coups de rodomontades. La réactivité et la détermination, qualités réelles face aux urgences, ont pour contrepartie des paroles en l’air et des initiatives intempestives. En cela, il est un personnage caractéristique de son temps. Le problème est que ce profil, qui peut faire merveille à la tête d’une entreprise, ne cadre pas avec ce qu’on attend des institutions républicaines.

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Le Débat, n°168, janvier-février 2012

PUBLICATION
Revue Le Débat, n°168, janvier-février 2012, Editions Gallimard.
185 x 260 mm ; 192 pages

L’échéance présidentielle
Denis Jeambar : Explication de vote. Pour François Hollande.
Alain Minc : Explication de vote. Pour Nicolas Sarkozy.
Stéphane Rozès : La présidentielle dans l’imaginaire français. Entretien.
Jean-Luc Gréau : À la croisée des chemins. Survivre à la crise.

Mara Goyet : Collège : on étouffe.

Spécificités allemandes, perplexités françaises
Jean-Michel Quatrepoint : Comment l’Allemagne a gagné la paix.
Hakim El Karoui : Pour un « contrat de coalition » franco-allemand.
Jacqueline Hénard : Que veut l’Allemagne ? Retour sur quelques fondamentaux.
Étienne François : La Cour constitutionnelle et la culture juridique allemande.
Gilbert Merlio : Le débat autour de Das Amt. Suite et fin des querelles d’historiens en Allemagne ?

Portraits intellectuels
Michel Winock : Madame de Staël : le coeur et la raison.
Donatien Grau : Sainte-Beuve : le sourire d’un inactuel contemporain.

Où en sont les révolutions arabes ?
Matthieu Guidère : Histoire immédiate du « printemps arabe ».
Thomas Pierret : Le Baas syrien face à l’islam sunnite. Conflits et connivences.
Nora Benkorich : Syrie : la tentation de la lutte armée contre le pouvoir baasiste en Syrie. Passé (1976-1982) et présent (2011).
Ali Mezghani : Tunisie : une révolution, une élection et des malentendus.
Gilles Kepel : Journal de Tunisie.

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Avènement de l’esprit bourgeois ou naissance de l’idéologie ?

Dans le numéro 32 des Cahiers du Centre de Recherches Historiques intitulé « Catholicisme et bourgeoisie. Bernard Groethuysen », Marcel Gauchet avait publié en 2003 un article intitulé « Avènement de l’esprit bourgeois ou naissance de l’idéologie ? ».

Celui-ci est désormais disponible à la lecture gratuitement et dans son intégralité sur le site web de la revue.

Lien vers l’article

« Aucune sociologie du bourgeois n’est jamais parvenue à rendre compte de la façon de penser de la bourgeoisie (ou des bourgeoisies). Mais il n’en est pas moins vrai que le monde où il y a des bourgeois, où des milieux et des professions que l’on peut rapporter à la bourgeoisie avec quelque rigueur gagnent en importance et en influence, est un monde où l’on pense autrement – et tout spécialement sur le terrain religieux. Comment expliquer, dès lors, l’émergence de cet esprit du monde bourgeois qui ne se réduit pas aux caractéristiques et aux intérêts du groupe social dénommé bourgeoisie, mais qui renvoie, bien plus largement, à la logique d’ensemble d’une forme sociale inséparable de l’existence et de la prépondérance d’une bourgeoisie ? Telle est la grande question que nous a léguée Groethuysen, au bout du compte, et que la fidélité à son inspiration, à distance, nous demande d’affronter. »

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